Projet pédagogique

Les valeurs professionnelles et éthiques


L’équipe de formateurs s’appuie sur les valeurs professionnelles et éthiques propres à la profession d’infirmière pour élaborer et mettre en œuvre sa politique et sa stratégie  pédagogique.

Il s’agit tout au long de la formation d’avoir en référence ces valeurs qui guident toute action pédagogique. Elles doivent permettre à l’étudiant futur professionnel d’avoir des références qui l’influenceront dans son activité et sa relation avec autrui dès son entrée en formation et tout au long de son exercice professionnel.

  • La solidarité : C’est l’attention portée aux autres, les patients et les collègues. C’est l’entraide dans l’action et le soutien dans la relation.
  • Le respect : C’est la tolérance, la bientraitance. C’est être dans le non jugement et accepter l’autre tel qu’il est.
  • L’honnêteté : C’est respecter des règles.
  • L’équité : C’est le devoir de traiter tous et chacun justement.

 La finalité de la formation

La formation consiste à faire de l’étudiant un futur professionnel opérationnel, ce dernier s’inscrivant dans un processus d’acquisition des compétences professionnelles.

Le professionnel formé à l’institut aura acquis les connaissances nécessaires pour maîtriser les gestes techniques. Il sera capable de s’organiser, d’anticiper et d’être un professionnel efficace. Son attitude rigoureuse lui permettra de s’adapter aux différentes situations de soins.

De plus, il saura faire preuve également d’autonomie, de responsabilité, d’adaptabilité et de réflexivité.

Ensuite, ayant réfléchit durant sa formation à sa posture professionnelle, le professionnel récemment diplômé aura des capacités en relations humaines empreintes de respect et d’empathie. Il possédera la capacité à travailler en équipe pour promouvoir la continuité des soins, notamment par le passage des informations, tout en ayant une ouverture d’esprit, une patience et une disponibilité.

Enfin, son engagement professionnel se révèlera par sa motivation, sa curiosité, son volontarisme et son positionnement comme un professionnel moteur.


Les courants pédagogiques appliqués  à la formation

Il s’agit de déterminer les principaux courants pédagogiques qu’utilisent les formateurs pour mettre en œuvre la stratégie pédagogique du projet de promotion.

  • Le Béhaviorisme

Le béhaviorisme est tiré des théories du comportement. Le formateur montre et explique et l’apprenant observe, écoute et reproduit. S’il réussit il peut continuer, s’il échoue, le formateur recommence et l’apprenant aussi. On peut obtenir de bons résultats dans les apprentissages techniques qui cherchent la modification d’un comportement ou l’obtention d’un nouvel automatisme. Quelque peu décrié aujourd’hui pour son aspect trop scolaire, il est néanmoins utilisé par les formateurs en complément de modèles plus responsabilisant et plus impliquant.

  • Le Constructivisme

Dans ce modèle le formateur forme, fait des démonstrations et explique à l’étudiant.

Le formateur fait appel à l’expérience de chacun et confronte l’étudiant à des situations problèmes. Il guide l’étudiant dans les stratégies d’apprentissage et lui donne des pistes de réflexion et de recherche. Il aide l’étudiant à construire ses propres méthodes

  • Le Socio constructivisme

Par rapport au constructivisme, le socio constructivisme introduit une dimension supplémentaire. Celle des interactions, des échanges, du travail de verbalisation, de co-construction, de co-élaboration. Ce modèle permet une participation des étudiants et une découverte progressive du savoir. Il respecte les rythmes et des stratégies d’apprentissages des apprenants. Cette méthode rend l’apprenant autonome, travail sur la méta cognition (capacité d’apprendre à apprendre). Les apprentissages peuvent être plus rapides que le constructivisme car on se sert du collectif pour construire ses connaissances.

  • Le connectivisme  ou l’apprentissage 2.0

 La progression constante des nouvelles technologies dans notre vie quotidienne modifie notre façon d’apprendre. C’est pour prendre en compte ces changements que George Siemens et Stephen Downes ont élaboré en 2005 une nouvelle théorie de l’apprentissage, le «connectivisme ».

Pour les connectivistes, l’apprentissage n’est plus limité à une activité individuelle et interne. On apprend désormais également par le biais de toutes les interactions permises par les réseaux. Cette théorie nous rappelle que l’ère numérique dans laquelle nous vivons doit s’accompagner d’une vraie réflexion sur les processus d’apprentissage.


Les principes pédagogiques de la formation

Quatre principes pédagogiques  indissociables sont plus particulièrement privilégiés dans ce projet ; l’approche par compétence, l’alternance intégrative et l’individualisation des parcours.

  • L’approche par compétence 

La construction du référentiel de formation s’appuie sur le référentiel d’activités du métier. A partir de ces activités sont déterminées les compétences nécessaires aux professionnels. Il appartient à l’équipe de formateurs de construire la stratégie pédagogique pour que les étudiants acquièrent ces compétences.

 « La compétence est de pouvoir agir efficacement dans une famille de situations. Il n’y a compétence que si l’auteur maîtrise régulièrement mais aussi efficacement, sûrement, rapidement et éthiquement les situations appartenant à une même famille. »  P. PERRENOUD

C’est l’occasion pour l’étudiant de travailler 3 paliers d’apprentissage :

  • Comprendre : l’étudiant acquiert les savoirs nécessaires à la compréhension de la situation et du résultat attendu ;
  • Faire : l’étudiant mobilise des savoirs en situation et acquiert la capacité à agir et à apprécier le résultat de son action ;
  • Transposer : l’étudiant transpose ses acquis dans une nouvelle situation, ce qui lui permet de conceptualiser et d’acquérir la capacité à s’adapter à d’autres situations encore inconnues.

L’alternance intégrative

  « L’alternance, c’est donner du sens à l’expérience et la transformer en savoir. »

Avec la mise en place d’une pédagogie basée sur l’acquisition des compétences,  l’alternance est une modalité d’apprentissage obligatoire. Son intérêt est que l’apprenant acquière ses compétences à partir de la confrontation entre ses savoirs théoriques, pratiques, méthodologiques et relationnels avec son savoir expérimental.

Cet apprentissage passe par une posture réflexive sur le vécu d’une situation et une transposition de cette expérience en connaissances par l’analyse de situations et/ou de pratiques professionnelles.


Les modalités d’encadrement et de tutorat

 Le référentiel reconnaît de façon formelle le rôle des professionnels de terrain dans le dispositif de formation et l’importance des stages comme lieux d’intégration et d’acquisition. Ainsi l’institut de formation et le milieu professionnel sont tous deux sites apprenant, ils sont partenaires dans la dispensation des savoirs, aucun n’ayant de prérogative sur l’autre. Les finalités et les objectifs sont non seulement partagés, mais aussi négociés.

Les lieux de stage sont dits qualifiants dès lors que les professionnels de ce site ont réfléchi aux modalités d’accueil et d’encadrement des stagiaires.

Cela se traduit par la mise en place d’une charte d’encadrement et d’un livret d’accueil, ils permettent d’apprécier l’implication du terrain de stage dans le dispositif de formation des étudiants.


La réflexivité (Armelle Balas-Chanel)

Dans le champ de la Pratique Réflexive, certains mots ou certaines expressions méritent d’être différenciés : Pratique Réflexive, posture réflexive, réflexion et réfléchissement, analyse de pratique, analyse de situation, etc.

L’individualisation des parcours

Chaque étudiant progresse à son rythme en fonction des ressources mises  à sa disposition, des parcours de stage proposés et de sa propre manière de progresser pour intégrer les différentes compétences.

Ce principe conduit à la mise en place d’un suivi pédagogique de chaque étudiant.

Le suivi pédagogique se caractérise comme :

 « Un outil de développement positif, une source de motivation, un outil de socialisation, un outil d’aide méthodologique et un outil d’élaboration du projet de l’étudiant ».

Un formateur dit « référent » suit  la progression de chaque étudiant et l’accompagne tout au long de son parcours de formation.

Le suivi individualisé implique de la part du formateur référent une posture empreinte de bienveillance, centrée sur l’étudiant, une posture empathique au sens où il perçoit le ressenti de l’étudiant et l’aide tout au long de ses trois années de formation.

Le suivi pédagogique permet à l’étudiant :

  • de réfléchir à son positionnement au sein de la promotion et dans la formation,
  • de préciser sa représentation professionnelle,
  • de construire son projet professionnel,
  • d’évaluer ses capacités à apprendre,
  • d’évaluer sa progression dans l’apprentissage et l’acquisition de ses compétences.

Le suivi pédagogique est individuel et collectif :

  •  Le suivi pédagogique individuel :

Consiste en des rencontres permettant d’apporter une aide à l’étudiant par rapport à sa progression d’apprentissage, de faire un état des lieux de la construction de ses compétences, de gérer d’éventuelles difficultés d’ordre psycho-social.

  • Le suivi pédagogique collectif :

En groupe, vise à favoriser un processus de socialisation professionnelle, il  permet :

  • de favoriser les interactions entre les étudiants dans le but d’optimiser les apprentissages,
  • Avant le stage d’anticiper les situations à rencontrer et envisager l’élaboration d’objectifs d’apprentissage,
  • Après le stage d’établir une critique constructive en regard des objectifs envisager avant le stage, d’exprimer et de faire partager les expériences vécues en stage.

La vie étudiante

L’équipe pédagogique est particulièrement attentive au bien-être des étudiants en favorisant à tous les niveaux l’expression des étudiants et leur implication dans les choix stratégiques de l’institut au travers :

  • des moments d’échanges et convivialité entre les différentes promotions et formations
  • des parrainages permettant une meilleure intégration des nouveaux étudiants
  • d’un dispositif d’entraide aux révisions
  • de la mise en œuvre de projets fédérateurs tel que :
    • séjour de cohésion en début de formation,
    • voyage de fin d’année,
    • stages à l’international
    • actions caritatives (Téléthon…)
  • de l’existence d’une association étudiante complétement autonome,
  • des actions pédagogiques culturelles et artistiques favorisant la créativité et l’expression (en particulier avec le théâtre du VIVAT et la Maison des Artistes de l’EPSMLM)
  • de la vigilance de l’équipe pédagogique aux inégalités et difficultés sociales, aux problèmes de santé des étudiants.
Scroll to top